Painful pleasure in the countryside
J'ai toujours été éprise de la nature. Entre un amour passif et retiré et un autre qui ose l'aventure... J'osais l'aventure pour les beaux yeux de Dame nature!
Dans l'été de mes seize ans, les vacances ce sont déroulées à merveille, dans la province du sud. Arrivés chez nos proches qui habitaient un village que les ancêtres ont baptisé " Assif ntalaght", nous nous réjouissions déjà du paysage des montagnes majestueuses qui entouraient les petites loges et leur valée de leur bras rocheux. C'était une beauté innouie et je me promettais de me régaler de ses splendeurs.
Pas plus tard que le lendemain, mon grand père, papa et moi avions pris le long chemin poussièreux qui traverse la plaine et qui mène à un autre village. Après trois quarts d'heure de marche, nous arrivions au petit cimetière qui reposait tranquillement au pied de la montagne. C'est là bas que reposent les grands pères de maman.
La promenade m'a beaucoup plue, j'ai décidé de la refaire, mais, seule, cette fois.
Le lendemain à midi à l'issu de tout le monde, je me lançais sur le chemin parcourru hier, sans casquette ni bouteille d'eau, bien entendu.
Le soleil cruel bouillonait au dessus de ma tête, et chose bizarre , il semblait tout proche de ma tête ce jour là. Le chemin était désert mais je ne fis pas attention à ce détail.
A mi-chemin, je me suis arrêtée pour contempler une petite forme inerte qui gisait au milieu de la route. En regardant de plus prêt, c'était un un scorpion noir... mort malheureusement.
Arrivée enfin au cimetière, je n'ai pas pu entrer, mon courage m'ayant abondonnée subitemment. Je rebroussais chemin, je ne me sentais pas bien et il fallait entrer.
Lorsque je fus presque arrivée, un bonhomme de la famille, dont les grandes moustaches soigneusement roulées me faisaient peur, me gronda un peu pour "mon escapade". "Fallait pas, petite! fallait pas!"Ne cessait-il de me répèter. "Se balader toute seule sur un chemin desert!, a-t-on idée de l'imprudence des gosses de ces jours"... Le problème, c'est qu'il avait raison, le pauvre monsieur, donc pas moyen d'en rire, de ses grognements.
Inutile de vous décrire la réaction de maman lorsqu'elle apprit par moi même l'impressionante aventure que sa courageuse fille a vécue. Le moins que je puisse dire c'est qu'elle n'a pas été contente, oh! non pas du tout, ma pauvre maman!
Le soir, j'ai eu une autre aventure. Les cauchemars en étaient le lieu, cette fois-ci. La fièvre dévorait mon front et dans ma tête les tombours jouaient à tout rompre. IL faisait chaud dehors, mais dans mon corps, il neigeait comme sur le pôle nord. Bref, j'avais la nausée de la nature pour quelques mois, avant que la passion ne hanta à nouveau mon coeur.