7 O'clock memories of a cat lover...
C'est bizarre. Maintenant que j'y pense, tous mes souvenirs d'enfance qui me viennent à l'esprit en premier sont très matinaux. Peut être est ce parce que ce sont les moments où j'étais le plus heureuse. Après tout, j'avais bien mes raisons de l'être.
Enfant, j'étais très matinale, surtout lorsque je me trouvais chez ma grand-mère. A peine la lueur du jour se montrait elle que mes yeux s'ouvraient comme par enchantement. je me glissais donc sur la pointe des pieds et prennais toutes les précautions possibles pour ouvrir la porte d'entrée sans bruit. Une fois dehors, mes poumons respiraient l'air frais du matin , et mes oreilles le silence vierge de la résidence encore endormie.
Euh... Pas tout à fait vierge, car les pigeons me dévançaient toujours et entamaient leur symphonie calme et " bi-notale".
La seule personne qui habite ces souvenirs là, est mon père. A l'âge de 5 ans, Il me réveillais à l'aube (J'étais son unique poussin à l'époque), me faisait avaler une cuillerée d'une sorte de potion ( Délicieuse je le reconnais), me mettait mon manteau et nous sortions pour une longue balade dans les prés qui envoisignaient notre quartier, jadis.
Dans notre promenade, Nous rencontrions toutes les belles bêtes qui ravissaient ma tendre imagination, de Madame la poule ( Celle qui collectait les grains de blé et en fit du pain à ses poussins, et refusa d'en faire goutter à la parresseuse oie), jusqu'au petit canard qui se croyait laid et méprisable. Bref, l'esprit enfantin peut être d'une idiotie...
Mais l'animal qui a vraiment hanté mon enfance était le chat. J'adorais les chats ( je les adore encore, mais avec moins de passion). Un jour, papa a eut la brillante idée de leur faire une sorte de maisonnette dans le terrain plein de buissons en face de notre maison. Il entassait les briques les unes sur les autres, trouva une chatte avec 3 chattons, et les mis dedans. Le rituel de les nourir prennait lieu chaque matin, de bonne heure, avant l'école et ce , pendant une semaine . j'étais très HEUREUSE. Mais lorsque le week end arriva, nous partâmes chez grand mère. Nous leur laissames ce qui leur fallait pour se nourir. De retour, dimanche soir, la mauvaise surprise nous attendait, papa et moi. La maisonnette était détruite, et à la place des 4 chats charmants et joueurs, il n'y avait que des cadavres innertes, sans vies. On leur avait écrasé le crâne, Mes pauvres chattons adorés!
Quelques mois plus tard, un ami à mon père nous emmena une autre petite chatte brune, mignonne comme tout. J'ai beau prier papa de la loger à la maison, il était catégorique quant à ce point. Il lui amménagea un abri près de la porte, dehors. Le lendemain, alors que je me préparais pour l'école, j'entendis la chatte miauler, supliante, quand un aboiement féroce la fit taire pour toujours. Effarée, je regardai par la fenêtre. Seul le chien était visible, il marchait lentement, sous les rayons du soleil qui venait de se lever. Un seul petit détail, Sur le sol devant lui, le soleil démasqua son crime. Une petite ombre en forme de chatton pendait d'une autre, énorme. Celle du chien assassin.
La nuit je n'ai pas pu fermer l'oeil. J'imaginais des scénarios qui ont pu être réalisables et qui auraient pu sauver ma petite chatte. Des scénarions genre un fusil chargé à portée de ma main et un tir sur le crâne du monstre, ou encore un gros cailloux qui aurait pu être sur le bord de la fenêtre et qui aurait pu servir à faire fuir l'animal loin de ma douce petite chatte brune .... Oui, les enfants sont naifs, ça je vous l'accorde ...