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The beach, the sand and the little girl

27 Janvier 2013, 17:19pm

Publié par K.M.O

The beach, the sand and the little girl

Face à la mer nue, je suis assise à vous écrire. Le soleil tend au crépuscule, lentement, couvrant les vagues crémeuses d'une couche dorée. La mer, cette créature majestueuse et gigantesque, à l'étendue sans fin, à l'apparence calme et sereine. Cette mer, Que de souvenirs en ai je gardés, bercés par la synphonie de ses vagues.

Eté 1999, plage de Sidi Bounaim. Cette période évoque pour moi le sable brulant de midi et l'égarement sur la plage interminable loin de la tente familiale.

A l'époque j'étais une gamine de neuf ans. Toujours pressée d'aller nager, j'étais tout le temps obligée d'y aller seule. Maillot de bain rose, les cheveux en queue de cheval, je me lançais avec joie vers les vagues qui s'ouvraient à mon arrivée, prêtes à m'accueillir.

Etait mon jour de chance celui où j'accompagnais mon père pour nager. Je m'accrochais à ses bras et jambes et l'implorais de me laisser entrer au large avec lui, mais il refusait toujours. Des fois, il évitait de refuser directement, me poussant à y renoncer de mon grés en me plogeant sciemment la tête dans l'eau salée jusqu'à ce que mes souffles se coupent... Cette ruse marchait tout le temps.

Je ne le blâme pas. Il était un pro de nage et adorait nager au loin. Ma présence ralentissait ses mouvements et ce fut dangereux pour moi, de toute façon.

Fatiguée de nager en solo, je me décidais à retourner à la tente, et y attendre que maman finisse de préparer le déjeuner avant de déscendre se baigner à son tour. Sauf que le chemin de retour n'était pas aussi paisible qu'il ne parraissait. Je me suis perdue pas mal de fois en chemin, le sable brulant me cuisinait la paume des pieds et c'est en pleurs que je finissais, recroquevillée dans l'ombre d'une tente au passage et priant que maman s'apperçoive vite de mon absence ou qu'un ami à papa me croise au passage et me ramène chez moi.

De retour à la tente, maman me réprimandait, me donnait une tape même, tout dépendait de son degré d'anxiété. Je ne la blâme pas non plus; je lui affligeais toujours des peurs bleues.

Mais ni l'enfer du sable, ni les menaces de maman, ni les noyades préméditées de papa n'ont jamais été capables de me dissuader de retourner à mes embuscades félines vers la majestueuse mer à l'étendue sans fin ...

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